Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/440

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LE DANCAÏRE, à Carmen.

Eh bien, puisque tu ne veux pas venir que demain, sais-tu au moins ce que tu devrais faire ?


CARMEN.

Qu’est-ce que je devrais faire !…


LE DANCAÏRE.

Tu devrais décider ton dragon à venir avec toi et à se joindre à nous.


CARMEN.

Ah !… si cela se pouvait !… mais il n’y faut pas penser… ce sont des bêtises… il est trop niais.


LE DANCAÏRE.

Pourquoi l’aimes-tu puisque tu conviens toi-même…


CARMEN.

Parce qu’il est joli garçon, donc !… et qu’il me plaît.


LE REMENDADO, avec fatuité.

Le patron ne comprend pas ça, lui… qu’il suffise d’être joli garçon pour plaire aux femmes…


LE DANCAÏRE.

Attends un peu, toi !… attends un peu !…

Le Remendado se sauve et sort. Le Dancaïre le poursuit et sort à son tour, entraînant Mercédès et Frasquita qui essaient de le calmer.

JOSÉ, (la voix beaucoup plus rapprochée).
Halte-là !
Qui va là ?
– Dragon d’Almanza !
– Où t’en vas-tu par là,
Dragon d’Almanza ?
– Exact et fidèle,
Je vais où m’appelle
L’amour de ma belle.
– S’il en est ainsi,
Passez, mon ami :