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JOURNAL DU CONCILE DE TRENTE.

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cardinaux, et ambassadeurs, et quelque prince encore. Cela tient à ce que les citoyens et tous autres résidents ont laissé les maisons libres et sont allés habiter les villages voisins. Les rues, larges et droites, rendent la ville agréable; les petits ruisseaux qui la parcourent la tiennent propre; l’air y est tempéré, la salubrité parfaite, et entretenue par l’usage qu’ont les habitants d’y prendre beaucoup d’exercice pour se divertir. L’aménité des vallées, la beauté des montagnes, la plaine, l’ombre, la fraîcheur y invitent. Hermagore, disciple de saint Marc évangéliste , y a prêché la foi chrétienne , qui s’y est conservée intacte jusqu’à présent, malgré le voisinage des hérétiques d’Allemagne. Le site qu’elle occupe rend cette ville abondante de toutes les choses nécessaires à la vie : les viandes d’animaux domestiques et sauvages n’y manquent jamais, de même les poissons, car outre l’Adige et les petits lacs , le fameux lac de Garde est proche, et en une nuit on peut recevoir les plus belles pièces. Mais c’en est assez pour ce qui est des avantages de la ville de Trente.