Page:Molière - Édition Louandre, 1910, tome 2.djvu/211
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Je n’ai point d’autre affaire, où je sois attaché.
Célimène, à Alceste.
C’est pour rire, je crois.Alceste
Non, en aucune sorte.Nous verrons si c’est moi que vous voudrez qui sorte.
Scène 5
Basque, à Alceste.
Monsieur, un homme est là qui voudrait vous parlerPour affaire, dit-il, qu’on ne peut reculer.
Alceste
Dis-lui que je n’ai point d’affaires si pressées.Basque
Il porte une jaquette à grand’basques plissées,Avec du dor dessus[1].
Célimène, à Alceste.
Allez voir ce que c’est,Ou bien faites-le entrer.
Scène 6
Alceste, allant au-devant du garde.
Qu’est-ce donc, qu’il vous plaît ?Venez, Monsieur.
Garde
Monsieur, j’ai deux mots à vous dire.Alceste
Vous pouvez parler haut, monsieur, pour m’en instruire.Garde
Messieurs les maréchaux, dont j’ai commandement,Vous mandent de venir les trouver promptement,
Monsieur.
Alceste
Qui ? moi, monsieur ?- ↑ Cette jaquette à grandes basques était l’uniforme des exempts des maréchaux. On sait que le tribunal des maréchaux connaissait des querelles d’honneur qui éclataient entre gentilshommes.