Page:Molière - Œuvres complètes, CL, 1888, tome 01.djvu/55

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Monsieur, je vous suis obligé du soin que vous avez pris, et je vous promets de me rendre à l’assignation que vous me donnez, dans une heure.

La Vallée

Cela ne peut se différer ; et si vous tardez un quart d’heure, le bal sera fini dans un moment, et vous n’aurez pas le bien d’y voir celle que vous aimez, si vous n’y venez tout présentement.

Valère

Allons donc ensemble de ce pas.



Scène VIII


Angélique

Cependant que mon mari n’y est pas, je vais faire un tour à un bal que donne une de mes voisines. Je serai revenue auparavant lui, car il est quelque part au cabaret : il ne s’apercevra pas que je suis sortie. Ce maroufle-là me laisse toute seule à la maison, comme si j’étais son chien.



Scène IX


Le barbouillé

Je savais bien que j’aurais raison de ce diable de docteur, et de toute sa fichue doctrine. Au diable l’ignorant ! J’ai bien renvoyé toute la science par terre. Il faut pourtant que j’aille un peu voir si notre bonne ménagère m’aura fait à souper.



Scène X


Angélique

Que je suis malheureuse ! J’ai été trop tard, l’assemblée est finie : je suis arrivée justement comme tout le monde sortait ; mais il n’importe, ce sera pour une autre fois. Je m’en vais cependant au logis comme si de rien n’était. Mais la porte est fermée. Cathau, Cathau !