Page:Molière - L’Avare 1669.djvu/15

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


cela, et mon amour pour vous durera autant que ma vie.

Élise
Ah ! Valère, chacun tient les mêmes discours. Tous les hommes sont semblables par les paroles, et ce n’est que les actions qui les découvrent différents.
Valère
Puisque les seules actions font connaître ce que nous sommes, attendez donc au moins à juger de mon cœur par elles, et ne me cherchez point des crimes dans les injustes craintes d’une fâcheuse prévoyance. Ne m’assassinez point, je vous prie, par les sensibles coups d’un soupçon outrageux, et donnez-moi le temps de vous convaincre, par mille et mille preuves, de l’honnêteté de mes feux.
Élise
Hélas ! qu’avec facilité on se laisse persuader par les personnes que l’on aime ! Oui, Valère, je tiens votre cœur incapable de m’abuser. Je crois que vous m’aimez d’un véritable amour, et que vous me serez fidèle ; je n’en veux point du tout douter, et je retranche mon chagrin aux appréhensions du blâme qu’on pourra me donner.
Valère
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils