Page:Moréas - Premières Poésies, 1907.djvu/93

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V

Mon coeur, mon coeur fut la lanterne
eclairant le lupanar terne ;
mon coeur, mon coeur, fut un rosier,
rosier poussé sur le fumier.
Mon coeur, mon coeur est le blanc cierge
brûlant sur un cercueil de vierge ;
mon coeur, mon coeur est sur l’étang
un chaste nénuphar flottant.