Page:More - L’Utopie, trad. Stouvenel, 1842.djvu/222

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L’adultère est puni du plus dur esclavage.

Si les deux coupables étaient mariés, les époux outragés ont chacun le droit de répudiation respective ; ils peuvent se marier entre eux, ou avec qui bon leur semble.

Cependant, si l’époux, homme ou femme, qui a souffert l’injure, aime encore son indigne moitié, le mariage n’est pas rompu, à cette condition néanmoins que l’innocent suive le coupable là où il est condamné à travailler. Quelquefois le repentir de l’un, les soins amoureux de l’autre touchent la pitié du prince, qui rend à tous deux la liberté.

La récidive en adultère est punie de mort.

Les peines des autres crimes ne sont pas invariablement déterminées par la loi. Le sénat proportionne le supplice à l’énormité du forfait.

Les maris châtient leurs femmes ; les pères et mères leurs enfants ; à moins que la