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après avoir peut-être servi plusieurs fois de matériaux à des constructions différentes élevées successivement dans le même voisinage. Il est à présumer que, suivant l’usage romain, les monuments dont nous ne possédons que des restes mutilés, bordaient la voie publique aux approches de la ville.

On ne peut s’empêcher, en parlant de l’inscription de Gordien, d’exprimer une fois de plus le regret que la plus antique archive municipale de Rennes continue à être misérablement exposée à toutes les causes possibles de dégradation. Que de fois n’a-t-on pas vu les intérêts les plus vulgaires et les plus mesquins, ou la manie irréfléchie de destruction d’un enfant, d’un passant malintentionné, anéantir ou mutiler les legs les plus précieux de l’antiquité ! Qu’il me soit donc permis, pour conclure, de répéter la belle recommandation d’un Apôtre : Colligite fragmenta ne pereant.

La prochaine ouverture d’une salle d’antiquités au musée de la ville vient très-opportunément offrir à l’Administration municipale l’occasion de réaliser enfin le vœu des Rennais éclairés qui s’intéressent au passé de leur vieille cité. Caveant Consules, et, pour mieux faire que le Préteur, curent de minimis.