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LE DUC — Où pourrais-je la voir ?
LORENZO — Dans ma chambre, seigneur ; je ferai mettre des rideaux blancs à mon lit et un pot de réséda sur ma table ; après quoi je coucherai par écrit sur votre calepin que ma tante sera en chemise à minuit précis, afin que vous ne l’oubliez pas après souper.
LE DUC — Je n’ai garde. Peste ! Catherine est un morceau de roi. Eh ! dis-moi, habile garçon, tu es vraiment sûr qu’elle viendra ? Comment t’y es-tu pris ?
LORENZO — Je vous dirai cela.
LE DUC — Je m’en vais voir un cheval que je viens d’acheter ; adieu et à ce soir. Viens me prendre après souper ; nous irons ensemble à ta maison ; quant à la Cibo, j’en ai par-dessus les oreilles : hier encore, il a fallu l’avoir sur le dos pendant toute la chasse. Bonsoir, mignon.
(il sort)
LORENZO — Seul. Ainsi, c’est convenu. Ce soir je l’emmène chez moi, et demain les républicains verront ce qu’ils ont à faire, car le duc de Florence sera mort. Il faut que j’avertisse Scoronconcolo. Dépêche-toi, soleil, si tu es curieux des nouvelles que cette nuit te dira demain.