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LA QUADRATURE DU FAUX-ART 543

en son genre, que c'est « un livre sans parallèle ». Voici des «bras développés en bracelets», des poignets « odorants de foin », « Vamicalité des regards ». Certaines expressions sont d'un comique involontaire, comme ces sein^ qui sont les « Témoins patentés » de la volupté !

Et ainsi de suite, du commencement à la fm du livre. L'impression qui s'en dégage est moins celle d'igno- rance ou de négligence que d'une corruption systé- matique, et d'une gageure de mauvais goût. Si le poète emprunte un trait à Baudelaire, à Hugo, c'est toujours dans une partie démodée et caduque. Il a le don de tout vulgariser et de tout rendre vil. Son émotion musicale rappelle le Beethoven de Balestrieri, sa sensualité celle qui se dégage du Vertige d'Etcheverry, philosophie d'almanach ; esthétique de calendrier. On croit enten- dre parfois un Rostand hypocondre. Sur la foi de ses premiers poèmes on a voulu voir en l'auteur du Beau voyage un Francis Jammes d'une sensibilité plus mo- derne, plus « aiguë ». C'est plutôt un Francis Jammes tourné au vinaigre.

Mais tout ce qui rend si bouffonne et si triste là lec- ture de la Quadrature de V Amour ^ cette passion du toc et du simili, de la contorsion déliquescente, ces fausses élégances de l'attitude et du verbe, ce mélange de mignardise et de maquillage, tout cela était en germe dans les œuvres précédentes.

Seule la forme n'était pas encore portée au point de perfection où nous voyons qu'elle touche à présent. Parfaitement adéquate désormais, elle offre entre la pensée et l'expression des rapports et des convenances singulières. Ce vers « libéré » de monologuiste senti-

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