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L ERMITE 3 5

En me berçant des liquides soupirs Qu'un rossignol que l'on croirait mourir Mêle au silence où pleure la fontaine. Me nourrissant de racine et de faîne. Vêtu d'écorce et de grossière laine. Je construirai ma cabane sereine Avec l'argile et la branche de chêne Dans ce vallon où l'Amour vrai m'entraîne.

��C'est fait. J'habite avec l'Amour, ici,

Et dans la joie est noyé mon souci.

Je suspendis mon cœur à cette mousse.

Il est êclos et ses ailes le poussent

A voleter parmi les grimpereaux,

A se baigner avec eux au ruisseau,

A sautiller sur le dos du troupeau,

A ga:^ouiller aux cimes de l'ormeau.

Par le chemin couleur de la pervenche

Où le beau temps qui suit son cours s'épanche.

Tous les matins, mon rosaire à la hanche,

Je redescends vers la chapelle blanche.

Car chaque jour n'est pour moi qu'un Dimanche.

Or je dirai ce qui parfois m' advint Depuis alors jusqu'en mil neuf cent vingt.

��Un jour heurta ma hutte une diablesse Oui voulut Jaire échec à ma sagesse : Cheveux roulés comme on les porte en Grèce, Et ces regards dont les pointes nous blessent. Et cette voix dont Sirène caresse Le voyageur qui dans la haute mer En l'écoutant boit à l'amour amer.

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