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HYMÉNÉE ! . ' 703

soignée. Mon père étiit un butor, une brute. Il n'a pas songé à me faire apprendre les langues. Pourtant, quand j'étais enfant, c'eût été si facile ! Il n'y aurait eu qu'à me bien fouetter ; j'aurais certainement appris.

JÉVAKINE. — Alors puisque vous ne savez pas le français, quel besoin avez-vous qu'elle le sache ?

Anoutchkine. — Ah, pour une femme c'est autre chose ! Il faut absolument qu'une femme sache le français- Sans cela, elle peut savoir ceci et cela, mais, en fin de compte, quelque chose lui manque.

Iaïtchxitsa. — Qu'ils se chamaillent là-dessus, moi je vais aller inspecter la maison et les ailes. Et si tout se com- porte bien, j'aurai dès ce soir ce que je veux. Ces petits prétendants ne sont pas dangereux, c'est un petit monde négligeable. Les jeunes filles n'aiment pas les gens de cette espèce.

JÉVAKINE. — Si on allait fumer une pipe ? (A AnoiUch- kine.) N'allons-nous pas dans la même direction ? Où habitez- vous, permettez-moi de vous le demander ?

Anoutchkine. — J'habite les Péski. Ruelle Pétrovska.

JÉVAKINE. — Oh, ce serait un grand détour ! Moi j'habite Vassili-Ostrov, 18 ligne. Bah, qu'à cela ne tienne ! je vous accompagne tout de même.

Starikov,, à part. — Ici on le fait pas mal à la pose. Bah ! Agcîfia Tîkhonovna, vous nous reviendrez bientôt. (^A haute voix.) Messieurs, j'ai bien l'honneur... (// saine et sort.')

SCÈNE XXI

PODKOLIÈSSINE, KOTCHKARIOV.

PoDKOLiÈssiNE. — Qu'attendous-nous, nous aussi ?

KoTCHKARiov. — Eh bien ! franchement, la petite est jolie, hein ?

PoDKOLiÈssiNE. — Euh ! je te l'avouerai ; elle ne me plaît pas !

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