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LA VÏE FINANCIÈRE
��Les nécessités du tirage de i La Nouvelle Revue Française » nous obligeant à livrer à l'imprimerie le bulletin ci-dessous quinze jours avant son apparition, nous nous bornons à y insérer des aperçus d'orientation générale. Mais notre SERVICE DE REN- SEIGNEMENTS FINANCIERS est à la disposition de tous nos lecteurs pour tout ce qui concerne leur portefeuille, valeurs à acheter, à vendre ou à conserver, arbitrages d'un titre contre un autre, placement de fonds, etc.
Adresser les lettres à M. Léon Vigneault, 5, rue de Vienne, Paris, VIIî Arrondissement.
��LA FINANCE
Actions ou Obligations.
L'antique prestige des obligations avait déjà subi d'assez rudes atteintes avant la guerre ; l'énorme baisse qu'ont enregistrée depuis, même celles qui jouissent de garanties absolues ou à peu près, a causé une vive inquiétude parmi les innombrables petits capitalistes de ce pays. Leur portefeuille est, en effet, essentiellement composé de ces valeurs dont on leur avait dit qu'elles étaient vraiment dorées sur tranche. L'évolution du journal financier qui, pendant un demi-siècle, s'en était fait le protagoniste enthousiaste et opiniâtre, nous voulons parler du « Rentier », fondé par M. Alfred Neymark à la fin du second Empire, est un signe des temps.
Les formules de placement de jadis, écrivait-il, sont périmées ; il n'y a même plus, étant données les fluctuations des prix, de valeurs à revenu fixe, puisque si le coupon reste fixe, il est payé non plus en francs or, mais en francs papiers. Or, le franc papier ne vaut actuelle- ment que le tiers du franc or, et l'on ne sait pas ce qu'il vaudra demain. De plus, la brèche légère qu'y faisaient les lois fiscales s'est singulière- ment élargie : c'est de 20 pour 100, et quelquefois plus, qu'elle réduit maintenant la somme à percevoir.
Voici certes qui n'est pas de nature à égayer les vieux jours de tant de petits épargnants qui avaient placé toutes leur^ économies cno. liba- tions. Mais, dira-t-on, des placements en actions eussent pu lei r réserver des surprises encore plus cruelles. Et, de fait, nombre de sociétés ont péri dans la période que nous venons de traverser, période si prodigieusement troublée au point de vue financier, industriel et cominercial. Toutefois, elles restent en majorité celles qui ont survécu
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