Page:NRF 1909 1.djvu/30

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L'espace me souffle à la face une eau pulvérisée.

Les montagnes sont, au-delà des solitudes foncées de la terre, une frontière d'ombre.

— La grand'salle déserte au centre de l'hôtel vide. Dehors, dans l'obscurité tournant son feu qui voit, le phare. Et la marée accumule du bruit.


Quoi ! les malaises de la nostalgie...

O soleil, ô ciel bleu d'aujourd'hui ! le vent qui dans l'espace glorieux exulte ! cette mer redondante, aux esbroufes d'écume !


Quelles explosions, quelles fusées fait la mer rencontrant
ce grand roc au large ; c'est un enivrement
de la voir qui s'exalte autour et le bafoue !
Je suis outré de joie ! quand haussant une vague plus superbe elle le noie.

Jean Croué.
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