Page:NRF 8.djvu/42

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


36 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

Alais vainement^ — Car F ombre a coulé des vieux murSy Cerne sournois : Et,

D'abord rampements obscurs Aux lisières courbes des bois. Insidieux envahissements De ternes apparences fantomales Dont, dérisoirement. Les simulacres mornes s étalent ; Puis, comme d^une rivière débordée Traîtreusement Peau trouble serpente. De méandre en méandre s^insinue. Et s'étire et monte de pente en pente. Etouffant P agonie de la plaine inondée. Muette, froide, subtile. L'angoisse,

Dans un frisson de ta chair nue. Silencieux glissement de reptile. T'enlace / —

��Vainement

Tu hausses, du geste héroïque de tes bras.

De ton chaste corps élancé.

Vers le ciel, vers le beau ciel indifférent.

Dont ton rêve de fuite infinie se leurra.

Les fleurs.

Dîme de tant d'espoirs inexaucés

Où tarde un reflet rose du jour qui meurt.

�� �

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils