Page:Nadaud - Chansons, 1870.djvu/251

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CHEVAL ET CAVALIER.


J’ai mis le pied dans l’étrier ;
Que ton galop, mon fier coursier,
Au loin m’emporte !
Ton pauvre maître devient fou ;
Il faut aller… je ne sais où…
Qu’importe ?…

Comme elle me croyait bien pris
Dans le réseau de ses mépris,
La fille blonde !
Fuyons la sirène aux yeux doux ;
II faut placer entre elle et nous
Le monde !

Tous les jours, nous partions ainsi,
Légers d’allure et de souci,
Pour voir la belle.
Évite le sentier étroit
Que tu connais, et qui va droit
Chez elle.

Qu’elle est fière de ses attraits,
De ces faux dieux que j’adorais,
De son teint pâle !
Le ciel se mire en ses yeux bleus ;
Sa voix, comme un chant amoureux,
S’exhale !