Page:Nietzsche - Ainsi parlait Zarathoustra.djvu/106

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En vérité, mes frères, je chercherai alors d’un autre œil mes brebris perdues ; je vous aimerai alors d’un autre amour.

Et un jour vous devrez être mes amis et les enfants d’une seule espérance : alors je veux être auprès de vous une troisième fois pour fêter avec vous le grand midi.

Et ce sera le grand midi, quand l’homme sera au milieu de sa route entre la bête et le Surhumain, quand il fêtera, comme sa plus haute espérance, son chemin qui mène au couchant : car ce sera le chemin qui mène à un nouveau matin.

Alors celui qui disparaît se bénira lui-même, afin de passer de l’autre côté ; et le soleil de sa connaissance sera dans son midi.

Tous les dieux sont morts : maintenant, vive le Surhumain ! » Que ceci soit un jour, au grand midi, notre dernière volonté ! —

Ainsi parlait Zarathoustra.

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