Page:Nietzsche - La Généalogie de la morale.djvu/229

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rigoureux training, c’est ce dont on ne peut sérieusement douter, — car, à l’aide de leur système de procédés hypnotiques, ils vinrent réellement à bout de leur profonde dépression physiologique dans une infinité de cas : aussi leur méthode compte-t-elle parmi les faits ethnolo­giques universels. Il n’est pas permis non plus de tenir déjà pour un symptôme de folie ce projet de réduire par la famine la chair et le désir (comme aime à le faire la lourde espèce des chevaliers Christophe et des « libres penseurs » mangeurs de rosbif). Il n’en est pas moins certain que cette méthode a préparé et peut préparer encore la voie à toute sorte de troubles intellectuels, aux « lu­mières intérieures » par exemple, comme on le voit chez les Hesychastes du mont Athos, aux hallucinations de formes et de sonorité, aux débor­dements voluptueux et aux extases de la sensualité (l’histoire de sainte Thérèse). L’explication qu’ont donnée de ces états ceux qui en étaient atteints a toujours été aussi exaltée et aussi fausse que pos­sible, cela se conçoit : mais on ne doit pas se mé­prendre au ton de reconnaissance convaincue qui anime déjà la volonté d’une interprétation de cette espèce. L’état supérieur, la béatitude elle-même, toute cette hypnotisation et

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