Page:Noel - Dictionnaire de la fable, 1801, Tome 1.djvu/15

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PRÉFACE vij

dans les Asiatik Researches (1) [1], m’a fourni les rapprochements entre les divinités indiennes et les dieux de la Grèce et de Rome, trop justes et trop piquants pour être omis : souvent un seul mot m’a suffi pour en indiquer d’autres. Mais peut-être le peu que j’en ai dit fera-t-il naître à quelque écrivain, qui joindra beaucoup de courage à beaucoup de loisir, l’idée d’une Concordance des mythologies de tous les temps et tous les lieux ; ouvrage que je crois très philosophique, et susceptible d’un grand intérêt.

La comparaison qu’on peut établir entre ces différentes mythologies est, comme on s’en doute bien, tout à l’avantage de celle des Grecs, à la vanité des-

  1. Vers le commencement de la révolution, je m’étais occupé, de concert avec le citoyen Langlès, aujourd’hui membre de l’Institut, d’un choix de morceaux tirés de ces Mémoires de l’académie de Calcutta trop peu connus en France. Les scellés des Omar modernes ont pesé long-temps sur les presses qui devaient l’imprimer. Aujourd’hui que le titre d’homme de lettres n’est ni un arrêt de proscription, comme du temps de nos califes, ni un litre d’exclusion, comme naguère, j’invite cet estimable savant à faire jouir le public de ce travail qu’il a entièrement refondu, et qui est devenu le sien.

a iv