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128 ATE ATH


passion, profanèrent le temple de Cybèle, et furent changés en lions.

3. — On parle encore d’une autre Atalante, qui, dans une partie de chasse, étant entrée dans une caverne avec un jeune homme nommé Milanion, y fut dévorée avec lui par un lion et une lionne ; ce qui fit dire qu’ils avaient été métamorphosés comme Atalante avec Hippomène.

Atarbechis (M. Egypt.), ville du Delta, célèbre par un temple de Vénus.

I. Até, fille de Jupiter, déesse malfaisante, odieuse aux mortels et aux dieux , dont l’unique occupation était de troubler l’esprit des humains pour les livrer au malheur. Junon ayant trompé Jupiter, en faisant naître Eurysthée avant Hercule, le dieu tourna tout son ressentiment contre Até, comme auteur de tout le mal. Jupiter la saisit par les cheveux, la précipita sur la terre, et fit serment qu’elle ne rentrerait jamais dans les cieux. Depuis ce temps, elle parcourt la terre avec une célérité incroyable, et se plaît dans les injustices et les calamités des mortels. Les Lites, ou Prières, ses sœurs, filles de Jupiter comme elle, la suivent en boitant, et tâchant de réparer les maux qu’elle fait. Cette belle allégorie est à Homère. Rac. Atè, mal, injustice ; Litai, prières, supplications.

2. — Nom de la colline sur laquelle Ilus bâtit Ilium. Dardanus avait eu envie de s’y établir ; mais un oracle d’Apollon l’avertit que les habitants de ce lieu devaient éprouver les plus grands malheurs.

Atepomare, roi d’une petite partie des Gaules, et l’un des deux héros que l’on croit fondateurs de la ville de Lyon, ayant mis le siège devant Rome, déclara aux assiégés qu’il ne ferait point de paix avec eux, qu’ils ne lui livrassent les dames et les principales bourgeoises de la ville. Lorsque cette proposition fut portée aux Romains, les servantes de leurs femmes dirent qu’il fallait plutôt les envoyer elles-mêmes à la place de leurs maîtresses, promettant de donner un signal pour surprendre l’ennemi. Cet


avis ayant été suivi, elles prirent le temps que les Gaulois étaient ensevelis dans un profond sommeil ; et l’une d’elles, montant sur une tour, allumant un flambeau pour avertir les Romains, qui vinrent fondre sur les barbares. En mémoire de cette action, l’on institua à Rome une fête annuelle, qui fut appelée fête des servantes.

Aterbabeth (M. Ind.), le premier des quatre traités que Dieu envoya à Brahma, qui les communiqua depuis aux brahmines.

Atergata, Atargata, ou Atergatis (M.S.), déesse des Ascalonites en Syrie, que l’on croit mère de Sémiramis. Elle avait, au rapport de Lucien, le visage et la tête d’une femme, et le reste du corps d’un poisson. Macrobe la prend pour la Terre. Athénée prétend que son véritable nom est Gatis ; et Vossius prétend après lui qu'Atergatis signifie sans poissons, parceque ceux qui honoraient cette déesse s’abstenaient d’en manger. V. Derceto. Son temple était dans la ville de Bambyce, appelée depuis Micropolis ; il était si riche, que Crassus, marchant contre les Parthes, passa plusieurs jours à en peser les trésors.

Atesch-Gah (M. Pers.), lieu du feu. Les Parsis appellent ainsi une petite chapelle ou chambre quarrée, qu’on trouve à gauche en entrant dans leurs temples, c.-à-d., du côté de l’orient, et qu’on peut regarder comme une espèce de sanctuaire. Elle est grillée au nord et à l’ouest, où sont les portes, et voûtée en bois. Le sol est de pierre ; au milieu est une pierre d’un demi-pied de haut, qui porte l’Ateschdan, ou le vase qui contient le feu. Ce vase, d’airain, croît en s’élargissant ; au milieu, sur la cendre, est le feu Adevan. Une pincette et deux cuillers sont les deux instruments dont on se sert.

Athamantiades, les fils d’Athamas, savoir, Phryxus, Mélicerte et Léarque.

Athamantis, Ino ou Leucothée, femme d’Athamas ; ou la mer Ionienne, dans Ovide, parcequ’Ino s’y précipita.


1. Athamas,