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Rue Mercœur

Même arrondissement. Paroisse de Saint-Nicolas de 1 à 19, et Saint-Simitien du côté des numéros pairs.

De la place Bretagne à la rue Faustin-Hélie.

Ainsi nommée en mémoire de Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, de Penthièvre, Pair de France, nommé gouverneur de Bretagne le 5 septembre 1582 en remplacement du duc de Montpensier, et mort à Nuremberg le 19 février 1602, cette voie fut ouverte en 1750 dans la tenue du Pavillon et près les fossés Mercœur, puis prolongée en 1753 en travers du cimetière des protestants. (Deux autres cimetières des protestants sont signalés, le premier au bas de la Motte Saint-André, le deuxième, 1655, vers l’emplacement actuel de la rue d’Orléans).

Un établissement de roulages y a existé, le siècle dernier, à côté de l’Hospice des Prisons, adossé lui-même aux prisons.

On y voyait aussi le Théâtre des Variétés, bâti en 1878, remplaçant l’ancienne salle de Riquiqui, ou des Lilliputiens, qui avait été construite 40 ans auparavant.




Rue Metzinger

Sixième arrondissement. Paroisse de Notre-Dame. De la rue de la Hautière à la rue de l’Abbé-de-l’Epée.

Le 13 décembre 1858, le Conseil Municipal admet conditionnellement la proposition, formulée par M. Metzinger, concernant l’ouverture d’une nouvelle voie de huit mètres de largeur et l’approuve dans sa séance du 6 mai 1859. Le propriétaire, d’où le nom de la rue, abandonnait le terrain à la Ville ; mais l’affaire n’était pas encore réglée en 1890, si nous nous en raportons à cette note « la voie dont il s’agit est une propriété privée, le soin de l'entretenir incombe au propriétaire et les règlements peuvent le condamner à munir chacune de ses extrémités de portes ou grilles ».


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