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DE L’AMOUR




GENÈSE ET COMPOSITION


Stendhal nous dit qu’il a commencé ce livre un soir à Milan, dans un salon, après les bals masqués du carnaval de 1820. La conversation était tellement animée et intéressante, qu’il écrivit au crayon, sur un programme, ce qu’il entendait. Le lendemain et par la suite, il fit de même, griffonnant sur des chiffons de papier ce qui lui semblait digne d’être publié. C’était au temps de sa passion pour Métilde [1], et, ainsi qu’il s’exprima, dans les intervalles lucides.

Il faut remarquer que le manuscrit de l’Amour, annoncé dès le mois de mars 1820, fut adressé au mois d’octobre suivant à Mareste, qui devait le communiquer à Lingay, et au mois de novembre, Beyle envoyait à son ami, une longue réflexion sur Helvétius, en le priant

  1. Sur la passion de Stendhal pour Métilde, voir de l’Amour, p. 29, 51, 75 à 81, 98, édition Michel Lévy, in-12, 1854 et Vie de Henri Brulart, passim.