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V
Argument de Beowulf

Hrodgar, roi des Danois, sur les origines duquel le poème s’ouvre, élève, dans l’orgueil de ses victoires un vaste édifice, Heorot, pour y traiter ses guerriers, et leur dispenser ses trésors. Mais un monstre, nommé Grendel, qu’exaspère l’écho des festins de tous les jours, s’attaque au palais, y dévore quinze thanes, en enlève quinze autres, et revient la nuit suivante avec les mêmes desseins.

C’est alors qu’Heorot est déserté pendant douze années. Puis Beowulf, puissant guerrier geat, renommé pour sa force surhumaine, ayant entendu rapporter les méfaits de Grendel, traverse la mer avec quatorze suivants, veille sur Heorot, et après avoir vu périr l’un de ses guerriers, étouffé par Grendel, il lutte, à son tour, avec le monstre, et lui arrache le bras entier. Grendel se réfugie dans ses marais, pour y mourir. La nuit suivante, quand les Danois ont repris possession du palais, la mère de Grendel fait irruption, et venge la mort de son fils en tuant Aeschere, noble danois. Beowulf se met à sa poursuite : il la traque au fond de son repaire, sous les eaux du marais, et la massacre après une lutte héroïque : il tranche, nouveau Persée, la tête du monstre femelle, et la rapporte, en triomphe, à la cour d’Hrodgar.

Chargé de riches présents, le héros retourne en son propre pays, et narre ses aventures à Hygelac, son oncle, roi des Geats. A la mort de ce dernier, Beowulf refuse le trône pour