Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, V et VI.djvu/158
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[140a] SOCRATE.
Si tu veux me suivre, peut-être le trouverons-nous, en le cherchant à deux[1].
ALCIBIADE.
Je te suis de toutes mes forces.
SOCRATE.
Ne sommes-nous pas convenus que tout mal d'yeux est une maladie, et que toute maladie n'est pas un mal d'yeux?
ALCIBIADE.
Nous en sommes convenus.
SOCRATE.
Et avec raison ; car tous ceux qui ont la fièvre sont malades ; mais tous ceux qui sont malades n'ont pas la fièvre, ou la goutte, ou mal aux yeux, [140b] je pense. Ce sont bien là des maladies ; mais, à ce que disent les médecins, on les guérit par des moyens très différents : car elles ne sont pas toutes les mêmes, et on ne les traite pas toutes de la même façon, mais chacune selon sa nature. Cependant ce sont toutes des ma-