Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, V et VI.djvu/203

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L'ANONYME.

Et je le dis encore.

SOCRATE.

Et qu'étant contraire au mal, il est un bien?

L'ANONYME.

Oui, nous en sommes convenus.

SOCRATE.

Tu vois donc que tu t'efforces de me tromper, en affirmant à dessein le contraire de ce dont nous sommes convenus.

L'ANONYME.

Non, Socrate, je le jure; c'est au contraire toi qui me trompes et, je ne sais comment, me tournes et retournes sens dessus dessous.

[228b] SOCRATE.

Doucement, je te prie ; car je ne ferais certainement pas bien si je n'obéissais à un homme vertueux et sage.

L'ANONYME.

A qui ? Où en veux-tu venir?

SOCRATE.

À mon concitoyen et au tien, au fils de Pisistrate, du dème de Philèdes Hipparque, l'aîné[1],