Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, V et VI.djvu/24

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ques : celui qui se connaît lui-même et dans l’individualité qui constitue son état actuel, et dans le principe universel dont il émane, celui-là sait que ce n’est pas les avantages extérieurs, qui ne lui appartiennent pas, mais lui-même, mais son âme qu’il doit chercher à perfectionner, et qu’il doit la perfectionner en la ramenant et l’élevant sans cesse à son principe, à l’essence libre et pure dans laquelle elle se contemple, et qui lui sert à-la-fois de substance, de cause et d’idéal. Mais celui qui ne se connaît pas lui-même, ignore la perfection qui lui est propre. Incapable de se perfectionner lui-même, il l’est, à plus forte raison, de perfectionner les autres et de se mêler utilement de leurs affaires. Il est donc nécessairement un mauvais homme d’État. Tant qu’on n’est pas vertueux, il faut obéir ; tant qu’on ne connaît pas l’art de rendre vertueux les autres, il ne faut pas leur commander. Car, ce qu’il faut d’abord procurer à la république,

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