Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, V et VI.djvu/48
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Penses-tu donc que je ne l'aie pas cherché ?
Tu l'as cherché si tu as cru l'ignorer.
T'imagines-tu donc qu'il n'y ait pas eu un temps où je l'ignorais ?
Très bien dit. Mais peux-tu me marquer précisément ce temps [110a]. où tu as cru ne pas savoir ce que c'est que le juste et l'injuste ? Voyons, était-ce l'année passée que tu le cherchais, croyant l'ignorer ? ou croyais-tu le savoir ? Dis la vérité, afin que notre conversation ne soit pas vaine.
Mais je croyais bien le savoir.
Et il y a trois, quatre et cinq ans, ne le croyais-tu pas de même ?
Oui.
Avant ce temps-là tu n'étais qu'un enfant, n'est-ce pas ?
Assurément.