Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, V et VI.djvu/588

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chaleur commence à devenir plus supportable.

SOCRATE.

Ne devons-nous pas invoquer les dieux avant de nous mettre en chemin ?

PHÈDRE.

Pourquoi pas ?

SOCRATE.

Ô Pan, et vous divinités qu’on honore en ce lieu, donnez-moi la beauté intérieure de l’âme ! quant à l’extérieur, je me contente de celui que j’ai, pourvu qu’il [279c]. ne soit pas en contradiction avec l’intérieur, que le sage me paraisse riche, et que j’aie seulement autant, d’or qu’un sage peut en supporter, et en employer ! Avons-nous encore quelque chose à demander, mon cher Phèdre ? pour mon compte, voilà tous mes vœux.

PHÈDRE.

Fais les mêmes vœux pour moi, car entre amis tout est commun.

SOCRATE.

Partons.

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