Page:Platon - Tome III.djvu/186
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CHÉRÉPHON.
Nous aurions donc raison de l'appeler médecin.
POLUS.
Oui.
CHÉRÉPHON.
Et s'il était versé dans le même art qu'Aristophon, fils d'Aglaophon, ou que son frère[1], de quel nom conviendrait-il de l'appeler?
[$1] POLUS.
Du nom de peintre, évidemment.
CHÉRÉPHON.
Puisqu'il est habile dans un certain art, quel nom faut-il lui donner ?
POLUS.
Chéréphon, il y a, parmi les hommes, un grand nombre d'arts qu'à force d'expériences l'expérience a découverts : car l'expérience fait que notre vie marche avec ordre, et l'inexpérience, au hasard. Les hommes se sont donc partagés les arts : les uns ont pris ceux-ci, les autres ceux-là, chacun à sa manière ; les meilleurs ont pris les meilleurs[2]; Gorgias est de ce nom-

