Page:Poe - Derniers Contes.djvu/45

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d’autres végétaux[1] ; et d’autres qui empruntaient leur propre substance aux corps d’animaux vivants[2]. Puis d’autres encore tout luisants d’un feu intense[3] ; d’autres qui changeaient de place à leur gré[4] ; mais, chose bien plus merveilleuse encore, nous découvrîmes des fleurs qui vivaient, respiraient et agitaient leurs membres à

  1. Les Parasites, telles que la prodigieuse Rafflesia Arnalddi.
  2. Schouw parle d’une espèce de plantes qui croissent sur les animaux vivants — les Plantæ Epizoæ. À cette classe appartiennent quelques Fuci et quelques Algues.

    M. J. B. Williams de Salem, Mass. a présenté à l’Institut national un insecte de la Nouvelle Zélande, qu’il décrit ainsi : « Le Hotte, une chenille ou ver bien caractérisé, se trouve à la racine de l’arbre Rata, avec une plante qui lui pousse sur la tête. Ce très singulier et très extraordinaire insecte traverse les arbres Rata et Perriri : il y entre par le sommet, s’y creuse un chemin en rongeant, et perce le tronc de l’arbre jusqu’à ce qu’il atteigne la racine ; il sort alors de la racine et meurt, ou reste endormi, et la plante pousse sur sa tête ; son corps reste intact et est d’une substance plus dure que pendant sa vie. Les indigènes tirent de cet insecte une couleur pour le tatouage. »

  3. Dans les mines et les cavernes naturelles on trouve une espèce de fungus cryptogame, qui projette une intense phosphorescence.
  4. L’orchis, la scabieuse, et la valisnérie.