Page:Poe - Derniers Contes.djvu/47

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vâmes bientôt à un autre, où les oiseaux ont une telle science et un tel génie en mathématiques, qu’ils donnent tous les jours des leçons de géométrie aux hommes les plus sages de l’empire. Le roi ayant offert une récompense pour la solution de deux problèmes très difficiles, ils furent immédiatement résolus — l’un, par les abeilles, et l’autre par les oiseaux ; mais comme le roi garda ces solutions secrètes, ce ne fut qu’après les plus profondes et les plus laborieuses recherches, et une infinité de gros livres écrits pendant une longue série d’années, que les Mathématiciens arrivèrent enfin aux mêmes solutions qui avaient été improvisées par les abeilles et par les oiseaux[1]. »

  1. suffisante pour l’en imprégner ; après quoi la fleur commence bientôt à s’incliner, et les poils à se retirer contre les parois du tube, laissant ainsi un passage à la retraite de l’insecte. » Rev. P. Keith : Système de botanique physiologique.

  2. Les abeilles, — depuis qu’il y a des abeilles — ont construit leurs cellules dans les mêmes proportions, avec le même nombre de côtés et la même inclinaison de ces côtés. Or il a été démontré (et ce problème implique les plus profonds principes des mathématiques) que les proportions, le nombre de ces côtés, les angles qu’ils forment sont ceux-là mêmes qui