Page:Poe - Eureka trad. Baudelaire 1864.djvu/12

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la prétention de répondre, les opinions de l’auteur ne pouvant avoir, en elles-mêmes, aucune importance pour moi, et n’en pouvant avoir, j’imagine, qu’une très-petite pour lui-même, — si toutefois il se connaît personnellement aussi bien que j’ai, moi, l’honneur de le connaître. La première altération est contenue dans cette phrase : « Cette lettre est une sanglante bouffonnerie contre les méthodes préconisées par Aristote et Bacon pour reconnaître la Vérité ; l’auteur les ridiculise et les méprise également, et il se lance, en proie à une sorte d’extase divagante, dans la glorification d’un troisième mode, le noble art de conjecturer. » Voici, en réalité, ce que j’ai dit : « Il n’existe pas de certitude absolue, pas plus dans la méthode d’Aristote que dans celle de Bacon ; donc, aucune des deux philosophies n’est si profonde qu’elle se l’imagine, et aucune n’a le droit de se moquer de ce procédé

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