Page:Poe - Eureka trad. Baudelaire 1864.djvu/29

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core plus de surprise que son contenu ; car elle semble avoir été écrite en l’an deux mil huit cent quarante-huit. Quant aux passages que je vais transcrire, je présume qu’ils parleront suffisamment par eux-mêmes :

« Savez-vous, mon cher ami, » dit l’écrivain, s’adressant évidemment à un de ses contemporains, « savez-vous qu’il n’y a guère plus de huit ou neuf cents ans que les métaphysiciens ont consenti pour la première fois à délivrer le peuple de cette étrange idée : qu’il n’existait que deux routes praticables conduisant à la Vérité ? Croyez cela, si vous le pouvez ! Il paraît cependant que dans un temps ancien, très-ancien, au fond de la nuit du temps, vivait un philosophe turc nommé Aries et surnommé Tottle. » (Peut-être bien l’auteur de la lettre veut-il dire Aristote ; les meilleurs noms, au bout de deux ou trois mille ans, sont déplorablement altérés.) « La réputation de ce grand homme reposait principalement sur l’autorité avec laquelle il démontrait que l’éternument était une prévoyance de la nature, au moyen de laquelle les penseurs

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