Page:Poe - Eureka trad. Baudelaire 1864.djvu/96

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


qu’elle nous est aujourd’hui connue, soit la formule suprême ou la plus simple, conséquemment universelle et omnicompréhensive, d’une grande Ordonnance. Le mode suivant lequel son intensité diminue avec l’élément de la distance n’a pas l’aspect d’un principe suprême, lequel principe comporte toujours la simplicité de ces axiomes, évidents par eux-mêmes, qui constituent la base de la Géométrie. »

Il est absolument vrai que les principes suprêmes, selon le sens usuel des termes, comportent toujours la simplicité des axiomes géométriques (quant aux choses évidentes par elles-mêmes, il n’en existe pas) ; — mais ces principes ne sont pas clairement suprêmes ; en d’autres termes, les choses que nous avons l’habitude de qualifier principes ne sont pas, à proprement parler, des principes, — puisqu’il ne peut exister qu’un principe, qui est la Volition Divine. Nous n’avons donc aucun droit de supposer, d’après ce que nous observons dans les règles qu’il nous plaît follement d’appeler principes, quoi que ce soit qui ressemble aux caractéristiques d’un