Page:Ponchon - La Muse au cabaret, 1920.djvu/61

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CONTE


À Jean Périer.


Était une fois un pauvre homme
Qui n’avait jamais bu de vin.
« Allons donc ! » direz-vous. C’est comme
J’ai l’honneur… C’est bizarre ! Enfin,

Il vivait quand même, il faut croire
Bien que ce soit mourir un peu,
À mon avis — de ne pas boire
De ce joli Vin du Bon Dieu.

Or, un jour, disent les chroniques.
Son roi, vrai roi d’Eldorado,
Fit dans les fontaines publiques
Couler du pinard au lieu d’eau ;