Page:Rabelais - Pantagruel, ca 1530.djvu/30

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


bien dancer et iouer à la paulme. Il fist le blason et devise des Licentiez en ladicte Université, disant. Ung esteuf en la braguette, en la main une raquette, une basse dance au talon, voy vous la passe coquillon.

Comment Pantagruel rencontra ung Lymousin qui contrefaisoit le françoys. xxxxx Cha. vi

Vignette 3
uelque iour que Pantagruel se pourmenoit apres soupper avecques les compaignons par la porte dont l’on va à Paris, Il rencontra ung eschollier tout iolliet, qui venoit par icelluy chemin, et apres qu’ils se furent saluez, luy demanda. Mon amy dont viens tu à ceste heure. L’eschollier luy respondit. De l’alme inclyte et celebre academie, que l’on vocite Lutece. Qu’est-ce à dire dist Pantagruel à ung de ses gens. C’est, respondit il, de Paris. Tu viens doncques de Paris, dist il. Et à quoy passez vous le temps vous aultres messieurs estudians audict Paris. Respondit l’eschollier. Nous transfetons la Sequane au dilucule et crepuscule, nous deambulons par les compites et quadriviez de l’urbe, nous despumons la verbocination latiale et comme verisimiles amorabunds captons la benevolence de l’omniiuge omniforme et omnigene sexe feminin, certaines diecules nous invisons les lupanares de Champgaillard, de Mascon, de Cul de sac, de Bourbon, de Huslieu, et en ecstase Venereicque inculcons nos veretres es penitissimes recesses des pudendes de ces meretricules amicabilissimes, puis cauponizons es tabernes meritoires, de la pomme de Pin, de la Magdaleine, et de la Mulle, belles spatules vervecines