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t8 COMMENTAIRE.
��tioii. M. Beuchot l'avait remarqué, dès 1823, dans un article Sur les premières éditions de Rahldis '.
a Lorfqu'eii 1546, dit-il, Rabelais donna la conti- nuation de fon bizarre ouvrage, il l'intitula : Le tiers Hure des faiêi & diâ^ hcroicijues du noble Pantagruel. Une nouvelle fuite parut en 1548, Tous ce titre : Le quart Hure des faicl^, &c.
« On voit que dans ces publications de 1^4.6 & de i5'48 le titre rappelle les publications antérieures. Comment fe fait-il qu'il n'en foit pas de même pour le titre du fécond livre, où le premier n'eft pas rap- pelé.-^ N'eft-on pas porté à croire que ce qui forme au- jourd'hui le premier livre n'était pas alors imprimé? Ce qui n'eft qu'une conjecture devient quelque chofe de plus quand on examine avec un peu d'attention le titre du volume de 1535. Il porte, ainfi que je l'ai dit: La Vie ineflimable du grand Gargantua, père de Panta- gruel... Hure plein de pantagruelifme.
« Pantagruel & le Pantagruelifme étaient donc déjà connus en ij'ij. Us ne pouvaient l'être, ce me femblc, que par la publication qui avait été faite en 1533 des faits & des prouefles de Pantagruel. Si Pantagruel eût été connu avant fon père, Rabelais n'eût pas mis sur le titre de fon premier livre : Gargantua père de Pan- tagruel ; il eût mis fur le titre du fécond : Pantagruel fils de Gargantua. Et de cette circonftance, que ce n'eft point l'intitulé du fécond livre qui rapelle le premier, mais au contraire le premier qui rappelle le fécond, je conclus que le premier livre (Gargantua) n'a été publié qu'après le fécond.»
Une autre preuve, d'une nature plus délicate, & qu tient ;\ la compofition même de l'ouvrage nous eft obli- geamment indiquée par M. Baudry : Quand Rabelais écrivait Pantagruel un perfonnage important de fon roman, frère Jean des Entommeures, n'était pas encore
��I. Bihliopaphie âe la France, ou Journal gênerai île l'imprimerie & tic la librairie. Année 1823, page 443.
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