Page:Racine Théâtre Barbou 1760 tome2.djvu/11

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A MONSEIGNEUR

COLBERT,

Secrétaire d’Etat , Contrôleur Général des Finances , Sur-Intendant des Bâtimens , Grand Tréſorier des Ordres du Roi , Marquis de Seignelai , &c.


MONSEIGNEUR,

QUELQUE juſte défiance que j’aye de moi-même & de mes ouvrages, j’oſe eſpérer que vous ne condamnerez pas la liberté que je prens de vous dédier cette Tragédie. Vous ne l’avez pas jugée tout-à-fait indigne de votre approbation. Mais ce qui fait ſon plus grand mérite auprès de vous , c’eſt , MONSEIGNEUR, que vous avez été témoin du bonheur qu’elle a eu de ne pas déplaire à Sa Majeſté.

L’on ſait que les moindres choſes vous deviennent conſidérables , pour peu qu’elles puiſſent ſervir ou à ſa gloire ou à ſon plaiſir. Et c’eſt ce qui fait qu’au milieu de tant

Aij

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