Page:Ramayana, trad. Roussel, tome 1.djvu/23

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12. Les deux princes irréprochables apprirent en entier ce pieux et excellent récit, ce poème oral.

13. Suivant l’ordre (qu’ils en reçurent), ces deux princes instruits, l’esprit recueilli, (s’en allaient) chantant dans les réunions des Rǐshis, de Deux-fois-nés et (autres) saints personnages.

14. Les deux (héros) magnanimes, fortunés, possédant toutes les distinctions, un jour que des Rǐshis à l’âme pure étaient réunis,

15. Debout, au milieu de leur assemblée, chantèrent ce poème. En les écoutant, tous les ascètes, les yeux pleins de larmes :

16. — Bien, bien, — dirent-ils aux deux (frères), dans leur vive admiration. Tous les vertueux Munis, le cœur joyeux,

17. Félicitèrent les chanteurs (d’ailleurs) dignes d’éloges, Kuça et Lava. — Oh ! cette rare suavité du chant et des Çlokas ! — (s’écriaient-ils).

18. Ce qui était loin dans le passé, les deux (princes) le rendaient comme présent par leur chant, tant ils exprimaient bien le sens (du poème).

19. Ils chantaient à l’unisson d’une voix douce, pénétrante, mélodieuse et souple ; aussi furent-ils comblés de louanges par ces Rǐshis au glorieux Tapas.

20. Ils chantèrent sur un ton merveilleusement harmonieux et suave. Ravis, les ascètes assemblés (là) leur donnèrent, l’un une écuelle ;

21. Dans sa joie, un autre de ces glorieux solitaires leur fit cadeau d’un habit d’écorce ; celui-ci leur remit une peau d’antilope noire ; celui-là le cordon du sacrifice ;

22. Celui-ci leur donna une cruche ; cet autre grand Muni une ceinture d’herbe Muñja ; l’un une natte, l’autre un pagne.

23. (Comme gages) de satisfaction, un ascète leur fit présent d’une hache, un second d’une robe jaune, un troisième d’un morceau d’étoffe ;

24. Un autre leur donna un ruban pour attacher leur tresse ; celui-là une corde pour lier des fagots, témoignage de sa joie ; celui-ci un ustensile pour les sacrifices ; cet autre un faix de bois.

25. L’un donna un coussin d’Udumbara ; ceux-ci leur adressèrent des vœux de prospérité. Pleins d’allégresse, d’autres grands ascètes leur souhaitèrent longue vie.

26. C’est ainsi que tous les Munis au langage sincère leur firent des présents. Ce récit merveilleux composé par le solitaire,

27. Ce (poème) par excellence, la source de tous les poèmes, mené à sa