Page:Ramayana, trad. Roussel, tome 1.djvu/35

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12. Choisis le terrain du sacrifice sur la rive septentrionale de la Sarayû. Tu obtiendras sans faute les fils désirés, ô prince,

13. Toi dont cette pensée relative à la progéniture est conforme au devoir. Le roi fut tout aise d’entendre ce langage des Deux-fois-nés.

14. Le roi, les yeux pleins (de larmes) de joie, dit à ses conseillers : Que l’on dispose tout conformément à la parole de mes Gourous.

15. Qu’un cheval soit tenu prêt comme il convient, et qu’on le lâche avec son conducteur. Puis qu’on prépare le lieu du sacrifice sur la rive supérieure de la Sarayû.

16. Que tout ce qui peut assurer le succès de la cérémonie soit fait suivant les rites et les règles. Par un semblable sacrifice tout homme peut obtenir la réalisation de ses désirs, si grands qu’ils soient.

17. Que rien ne fasse défaut ; car, s’il y avait un vice (de forme) dans ce (sacrifice), le meilleur (de tous), les Brahmarâkshasas, s’apercevant de cette lacune, le confisqueraient.

18. Celui qui offre un sacrifice, sans observer les rites, périt aussitôt. Mon sacrifice doit être accompli suivant les règles d’autrefois.

19. Observez donc la loi, (vous) en savez les prescriptions. (Il en sera) ainsi, répondirent tous les ministres, flattés (de cet éloge).

20. Dociles, suivant leur habitude, à l’ordre du roi, les Deux-lois-nés, instruits dans la loi, qui travaillaient à la prospérité de l’excellent monarque,

21. Prirent congé de lui et s’en retournèrent tous. (Le roi), en les congédiant, dit aux ascètes, ses ministres :

22. Conformez-vous aux prescriptions des prêtres dans l’accomplissement de ce sacrifice. Ayant ainsi parlé, le tigre des rois

23. Renvoya ses ministres qui se tenaient près de lui et rentra dans son palais. Le magnanime souverain alla trouver ses femmes aimées,

24. Et leur dit : Sanctifiez-vous. Je vais offrir un sacrifice dans le but d’obtenir un fils. À cette parole bienveillante, le visage de ces (princesses) au beau teint brilla, pareil au lotus, à la fin de l’hiver.


Tel est, dans le vénérable Râmâyana,

Le premier des poèmes, œuvre de Vâlmîki, le Rĭshi,

Le huitième Sarga du Bâlakânda.