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Encore un pas à faire, encore deux secondes,
La sueur à mon front forme des gouttes rondes,
Que m’importe ? avançons ! L’ombre de mon passé,
L’ombre de mon bonheur, au détour de la haie,
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- M’attend, menteuse ou vraie,
- M’attend, menteuse ou vraie,
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Et son seul souvenir charme mon cœur blessé.
Enfin !… mais qu’est-ce donc ? l’entrée est interdite,
Un cadenas de fer, une grille maudite,
Des pins tout desséchés au lieu des rosiers frais !…
Quoi ! même ici tout change ! & ma triste pensée,
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- De partout repoussée,
- De partout repoussée,
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N’aura donc plus d’asile où cacher ses regrets !
Entre les verts talus fleuris de marjolaine,
Nous suivîmes à droite une sorte de traîne,
Qu’on n’avait pas encor tenté de corriger.
Puis, après quelques pas sur les mousses moelleuses,
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- Telles que deux voleuses,
- Telles que deux voleuses,
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Nous entrâmes soudain par le bas du verger.
En glissant maintes fois sur cette herbe pelée,
Rare, fauve, menue & du soleil brûlée,
Où chancellent des pieds plus fermes que le mien,