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MORCEAUX CHOISIS ET PENSÉES

part et qui ont pour objet un plus petit nombre d’idées. De plus, on peut étudier les vérités dont elles se composent sans recourir aux autres branches de nos connaissances, et celles-ci leur empruntent, au contraire, de nombreux secours, tels par exemple que les théorèmes et les calculs sur lesquels s’appuient les sciences physiques et industrielles ; la mesure des champs et le calendrier, si nécessaires à l’agriculture ; la mesure précise des différents degrés de probabilité de celles de nos connaissances qui ne sont pas susceptibles d’une certitude complète, et les exemples les plus frappants de la diversité des méthodes que la philosophie doit examiner ; la détermination des lieux et des temps, bases de la géographie et de l’histoire ; et, parmi les sciences politiques, où leurs applications sont si nombreuses, quels indispensables secours ne prêtent-elles pas surtout à toutes les parties de l’art militaire ?

Ampère.