Page:Renan - Marc-Aurèle et la Fin du monde antique.djvu/178
La bibliothèque libre.
Cette page n’a pas encore été corrigée
la peau des brebis qu’ils tuent ", disaient d’autres. Comme les montanistes, les marcionites se fabriquaient de faux écrits apostoliques, de faux psaumes. Inutile de dire que cette littérature hérétique a péri tout entière.
Au %IVe et au %Ve siècle, la secte, vivace encore, est combattue avec énergie, comme un fléau actuel, par Jean Chrysostome, saint Basile, saint épiphane, Théodoret, l’Arménien Eznig, le Syrien Boud le Périodeute. Mais les exagérations la perdaient. Une horreur générale des œuvres du Créateur portait les marcionites aux abstinences les plus absurdes. C’étaient, à beaucoup d’égards, de purs encratites ; ils s’interdisaient le vin, même dans les mystères. On leur prouvait que, pour être conséquents, ils auraient