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la Société Française de Secours aux Blessés Militaires, est en Orient, où cette même Société établit un grand hôpital de 500 lits à Salonique, tandis que chatfue semaine de nombreuses caisses de vivres, vêtements, eaux minérales, partent pour Sab)niqne et Moudros. Outre ces 796 hôpitaux, but principal de l’Œuvre, la Société entre- tient 93 postes "de secours établis dans la (i" et la 20’" régions ; 70 inlîr- cieries de gare, chargées d alimenter au passage des trains les malades et blessés et de donner des soins à ceux d’entre eux qui en ont besoin, (Plus de CINQ MILLIONS de repas ont été ainsi distril)ucs; ; 45 can- tines de gare, dont on jugera l’importance par ce l’ait, qu’une seule d’entre elles, celle de Xoisy-lc-Sec, a, depuis le début de la gueri’e, distribué 226.900 ravitaillements. I^our assurer le fonctionnement de ces nombreuses formations, c’est tout un monde de dames infirmières et auxiliaires, de médecins, d’administrateurs, de comptables, d’aumôniers, de l>rancardicrs qui olTrenl leur concouis désintéressé. Là encore, les cliillies ont leur éloquence. Nos Infirmières diplômées sont actuellement au nombre de 15 060 , de celles-ci 3.000 sont en service dans les h(q)itaux mili- taires, l’Hôpital du Val de Grâce en compte à lui seul 86. A ces infirmières, il faut ajouter l 1.480 auxiliaires particulièrement utilisées dans les services accessoires : cuisine, lingerie, buanderie, stérili- sation, etc... Parmi nos infirmières : 22 ont succombé, soit sous les olms liombar- dant nos hôpitaux, soit aux atteintes d’un mal pris au chevet de nos soldats, i Croix de la Légion d Honneur, 60 Croix de Guerre, 63 Médailles des Epidémies sont venues apporter à nos vaillantes infirmières le témoignage d admiration et de rt^connaissance de l’auto- rité militaire.

automobiles sont en service : Ji7 assurent le transport des 

blessés; 43, organisées en convois, répondent à des besoins spéciaux, sous forme de voitures de radiographie, de stérilisation (avec salles d’opérationsi, douches, lavage, séchage, stomatologie, etc.. Enfin, viennent s’ajouter <à cette activité : ° L’Œuvre des Secours qui donne des subventions, des vêtements, des appareils prothétiques aux blessés réformés. ° L’Œuvre des Ouvroirs, qui secourt par le travail, dans les vingt arrondissements de Paris, un grand nombre de familles de mobilisés.