Page:Rimbaud - Poésies complètes, Vanier, 1895.djvu/119

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Un soir, tu me sacras poète,
  Blond laideron.
Descends ici que je te fouette
  En mon giron ;

J’ai dégueulé ta bandoline
  Noir laideron ;
Tu couperais ma mandoline
  Au fil du front.

Pouah ! mes salives desséchées
  Roux laideron,
Infectent encor les tranchées
  De ton sein rond !

O mes petites amoureuses,
  Que je vous haïs !
Plaquez de fouffes douloureuses,
  Vos tétons laids !

Piétinez mes vieilles terrines
  De sentiment ;
Hop donc soyez-moi ballerines
  Pour un moment !…

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