Page:Rolland Clerambault.djvu/112

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I04 r.LEUAMHALLT

noire, et l'esprit plus trébuchant. — Glerainbault ne prenait pas son parti de se passer «les autres.

Il résolut de l'aire le tour de ses amis. Il en avait beaucoup, dans le monde des lettres, de TUniversité, de la bourgeoisie intelligente. Il ne se pouvait pas <|ue, dans le nombre, il ne trouvât des esprits qui, comme lui, mieux que loi, eussent l'intuition des pi'oblèmes qui l'obsédaient et l'aidassent à les éclaircir ! Sans se livrer encore, timidement, il essaya de lire en eux, d'écouter, d'observer. Mais il ne s'apercevait pas que ses yeux étaient changés; et la vision <|u"il eut d'un monde, cependant bien connu, lui apparut nou- velle, et le glaça.

Tout le peuple des lettres était mobilisé. On ne distinguait plus les personnalités. Les Universités for- maient un ministère de l'intelligence domestiquée; il avait pour office de rédiger les actes du maître et patron, l'État. Les didérents services se reconnais- saient à leurs déformations professionnelles.

Les professeurs de lettres étaient surtout experts au développement moral, en trois points, au syllogisme oratoire. Ils avaient la manie de simpliiication exces- sive dans le raisonnement, se payaient de grands mots pour raisons, et abusaient des idées plaires, peu nom- breuses, toujours les mêmes, sans ombres, sans nuances et sans vie. Il les décrochaient à l'arsenal d'une soi-disant antiquité classique, dont la clé était jalousement gardée, au cours des âges, par des géné- Tations de mamelouks académiques. Ces idées élo-

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