Page:Rolland Clerambault.djvu/219
Mais ceux qui l'entouraient n'en avaient nul profit. Mrae Glerarabault ne récoltait de la lutte que les désagréments, une animosité générale, qui finissait par se faire jour jusque chez les petits fournisseurs du quartier. Rosine dépérissait. Sa peine de cœur, qu'elle tenait secrète, Tétiolait en silence. Si elle ne se plaignait point, sa mère le faisait pour deux. Elle associait dans une égale amertume les sots qui lui faisaient des aiTronts et l'imprudent Glerambault qui les lui valait. C'étaient, à chaque repas, des reproches maladroits, pour l'amener à se taire. Rien n'y faisait : blâmes muets ou bruyants glissaient sur Glerambault; sans doute, il était contrit ; mais il s'abandonnait à l'ardeur de la lutte ; un égoïsme inconscient et un peu enfantin lui faisait écarter ce qui contrariait ce plaisir nouveau.
Les circonstances vinrent en aide à M'"'= Glerambault. Une vieille parente, qui l'avait élevée, mourut. Elle habitait en Berry et léguait aux Glerambault sa petite propriété . M™*^ Glerambault utilisa son chagrin, pour
�� �