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due, la plupart des artistes : c'etait la que le genial Heinrich Scliiitz etait ne et elait mort*; ce fut la que Hsendel trouva son premier appui, et que sa vocation d'enfant fut reconnue.

Les precoces dispositions musicales du petit Georg Friedrich s'etaient heurtees a Topposi- tion formelle du pere ^ L'honnete chirurgien avait plus que de la defiance — une sorte d'aver- sion pour la profession d'artiste. Ge sentiment etait partage par presque tous les braves gens de TAllemagne. Le metier de musicien etait discre- dits par le spectacle peu edifiant qu^avaient donne certains artistes, dans les annees relachees qui suivirent la guerre de Trente Ans ^ D'ailleurs, la bourgeoisie allemande du xvii"^ siecle n'avait pas de la musique une idee tres differente de cellede notre bourgeoisie frangaise duxix^ siecle: c'etait pour elle un art d'agrement, non une profession serieuse. Beaucoup des maitres d'alors, Schiitz, Rosenmiiller, Kuhnau, furent

1. En 1672.

2. On trouvera partout racontees les anecdotes legendaires sur le petit Haendel, sortant du lit, la nuit, pour aller en cachctte jouer d'un petit clavicorde, qui se trouvait au gre- nier.

3. Voir la preface que le cantor a la Thomasschule de Leip- zig, Tobias Michael, ecrivit a la scconde pai'lie de sa Musi- kalische Seelenlust (1637); ct, dans la vie de Rosenmiiller, le recit de la scandaleuse affaire qui, en i655, forca ce grand musicien a fuir a I'etranger. (August Horueffer : Johann Rosenmiiller, 1898.)

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