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LA VIE 17
inscrire a la Faciilte dc droit de rUniversite de Halle, le 10 fevrier 1702, — cinq ans apres la mort du pere.
La vie universitaire a Halle etait d\me bru- talite de moeurs revoltante. Mais on troiivait aussi la une vie intense de pensee et de foi. La Faciilte de tlieologie etait le foyer du pietisme ^ On se livrait, parmiles etiidiants, a des exercices religieux, qui menaient a I'extase. — Haendel, en independant qu'il fut toujours, resta a I'ecart des amusements brutaux, comme des contem- plations mystiques. II etait religieux, mais sans rien de sentimental. Au reste, iin artiste pouvait difficilement s'entendre avec les pietistes, dont la devotion etait trop souvent oppressive pour Tart. Meme J.-S. Bach, pietiste de coeur, dut, par des actes publics, se declarer contre les pietistes, qui furent, en certaines occasions, les ennemis de sa musique ^ A plus forte raison, Haendel, qui n'avait aucun penchant au mysti- cisme.
La religion n'etait pas son affaire, ni decide-
1. La politique intelligente des electeurs de Brandebourg attirait dans leur Universite de Halle les homines les plus independants de I'Allemagne, qui elaient persecutes ailleurs. Ainsi vinrent a llalle les pietistes, chasses de Leipzig. lis rayonnerent de la sui* toute I'Allemagne, la Suisse et les Pays- Bas. (Volbach : Vie dc Ilxndel, et Levy-Briihl : L'Al- lemagnc depuis Leibniz^ 1890.)
2. Voir les belles etudes dc M. Piiro sur J.-S. Bach.
Il.t.NDlL. 2
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