Page:Rolland Handel.djvu/30
20 H /END EL
certain que sa memoire en recueillit plus d'une idee, pour les reprendre dans ses compositions posterieures : car il n'a jamais rien laisse perdre ; sans cesse, au cours de sa vie, il remettait sur le metier ses inventions anciennes : ce qu'il faut attribuer, non pas a la hate du travail, niais a Tunite de sa pensee et a son besoin de perfec- tion.
Haendel ne renouvela pas son annee d'enga- gement a la Domkirche de Halle, ni a I'Univer- site. Dans son stage d'organiste, il avait pris conscience de sa force musicale. Elle ne pouvait plus se contraindre. II lui fallait chercher un milieu plus vivant. II quitta Halle, au prin- temps de 1703 ; et, guide par son instinct et par les preferences de son maitre Zachow*, il s'en alia a Hambourg, la ville de I'opera allemand.
��*
��cantate : Ack Herr mich armen Sunder, et un Laudate Pueri, pour soprano solo, qui seraient anterieurs a son depart pour Hambourg.
I . M. Alfred Heuss a montre, le premier, quel attrait le drame musical avait pour Zachow, qui I'introduisit memo a I'eglise. Telle de ses cantates, la quatrieme, par excmple, RuJie, Fried e, Freud und Wonnej fort mal jugee par Chrysander, est un fragment d'opera fantastique, ou Ton voit David tour- mente par les esprits infernaux. La declamation est expres- sive, et les choeurs sont d'un grand effet dramatique. Ainsi, la carriere theatrale de Hiiendel a die preparee, des Halle; et pcul-ctrc clait-ce Zachow lui-meme qui 1 envoyait a Ham-
�� �